les responsables de telles « thérapies » feront face un jour à des « procès de type Nuremberg »

Dans un débat télévisé en 1990, le psychanalyste Jeffrey Masson, Ph.D.,
a dit qu’il souhaitait que les responsables de telles "thérapies"
feront face un jour à des "procès de type Nuremberg" (Geraldo, Nov. 30,
1990)
.


COMPARAISON ENTRE LE TRAITEMENT PSYCHIATRIQUE FORCÉ ET LE VIOL
L’administration forcée d’un médicament psychiatrique (ou d’un prétendu
traitement comme les électrochocs) est une sorte de tyrannie qui peut
être comparée, physiquement et moralement, au viol. Comparez le viol
sexuel et l’administration involontaire d’un médicament psychiatrique,
injecté intra-musculairement dans une fesse, qui est la partie de
l’anatomie où l’injection est habituellement faite : dans le viol
sexuel comme dans l’administration involontaire d’un médicament
psychiatrique, la force est utilisée. Dans les deux cas les pantalons
de la victimes sont abaissés. Dans les deux cas, un tube est inséré
dans le corps de la victime contre son gré. Dans le cas du viol sexuel,
le tube est un pénis. Dans le cas de ce qu’on pourrait appeler un viol
psychiatrique, le tube est une aiguille hypodermique. Dans les deux
cas, un fluide est injecté dans le corps de la victime contre son gré.
Dans les deux cas, c’est dans (ou près) du derrière. Dans le cas du
viol sexuel, le fluide est du sperme. Dans le cas du viol
psychiatrique, le fluide est du Largatil, du Prolixin ou une autre
drogue handicapant le cerveau. L’invasion corporelle est similaire dans
les deux cas, sinon (pour des raisons que j’expliquerai) pire, dans le
cas du viol psychiatrique. Similaire aussi est le sentiment d’outrage
dans l’esprit de la victime de chaque type d’agression. Comme le disait
Thomas Szasz, professeur de psychiatrie, "la violence est la violence,
peut importe qu’elle soit nommée une maladie psychiatrique ou un
traitement psychiatrique". Certains, qui ne sont pas "hospitalisés"
(c’est-à-dire emprisonnés), sont forcés, sous la menace
d’emprisonnement ("hospitalisation"), de se présenter dans un cabinet
de médecin toutes les deux semaines pour une injection d’un
neuroleptique à longue durée d’action comme le Prolixin. Pourquoi le
viol psychiatrique est-il pire que le viol sexuel? […] La partie de
votre corps la plus essentielle et la plus intime n’est pas celle entre
vos jambes mais celle entre vos oreilles. Une agression du cerveau
d’une personne comme l’imposition d’un "traitement" handicapant ou
dommageable pour le cerveau (comme un psychotrope, un électrochoc ou
une chirurgie cérébrale) est un crime visant l’intimité moralement plus
horrible qu’un viol sexuel. En termes moraux, le viol psychiatrique est
un crime plus grave que le viol sexuel pour une autre raison:
l’administration involontaire des "thérapies" biologiques de la
psychiatrie provoque des dommages permanents au cerveau. Ceci,
contrastant avec le fait que, chez la femme violée, la fonction
sexuelle reste habituellement intacte. Elles souffrent bien sûr d’un
traumatisme psychologique, mais les victimes d’agressions
psychiatriques aussi. J’espère que ces propos ne seront pas interprétés
comme minimisant le traumatisme et l’horreur du viol sexuel si je fais
la remarque que j’ai défendu en justice des femmes victimes de viol
sexuel et que chacune de cette demi-douzaine (environ) de femmes que
j’ai connues ont repris une vie sexuelle apparemment normale, et dans
la plupart des cas se sont mariées et ont fondé une famille. Au
contraire, les cerveaux des personnes ayant subi l’agression
psychiatrique ne sont souvent pas complètement fonctionnels à cause des
dommages physiques et biologiques provoqués par le "traitement". Dans
un débat télévisé en 1990, le psychanalyste Jeffrey Masson, Ph.D., a
dit qu’il souhaitait que les responsables de telles "thérapies" feront
face un jour à des "procès de type Nuremberg" (Geraldo, Nov. 30, 1990).
Lawrence Stevens, avocat, a défendu des patients psychiatriques en
justice. Ses écrits ne sont pas protégés par le droit d’auteur. Vous
êtes encouragés à en faire des copies pour en faire bénéficier d’autres
personnes. Source : © www.antipsychiatry.org

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